Lucas Djaou – Design Parade – Toulon

Nous avons réalisé une chaise Monoxyle et une chaise haute à la demande de Lucas Djaou, à l’occasion du Festival de d’Architecture intérieure, présidé par Pierre Yovanovitch, organisé par la Villa Noailles, dans le cadre de la Design Parade, à Toulon. Découvrez le making off ci-dessous.

Lucas Djaou est un directeur artistique, designer et commissaire d’exposition. Il privilégie la rencontre, l’échange et la collaboration dans son travail. Il vit et travaille à Paris, France.

 » J’ai voulu partir à la rencontre d’artisans d’Art qui pouvaient traduire au mieux mes idées. Pour la réalisation des chaises, il me fallait trouver des artisans d’Art ayant un savoir-faire particulier et qui comme moi partageaient l’envie d’échanger.
J’ai découvert le travail d’Arnaud Mainardi, un artisan menuisier chevronné, qui travaille principalement le bois de châtaignier dans son atelier, L’Atelier Chatersèn, à Alzon. C’est avec bienveillance qu’il m’a accueilli chez lui pour me faire partager son savoir-faire et sa passion. Nous avons collaboré à la réalisation de deux chaises pour mon installation.

« À l’heure de la sieste »

Ce titre évocateur nous promet de rêver. Avec générosité, Lucas Djaou partage les objets qu’il a récoltés au gré de ses voyages, certains troqués, certains trouvés, ils sont chacun le passeur d’émotions et le souvenir de rencontres. L’espace est organisé comme un parcours en deux temps. L’entrée de la pièce colorée en orange vif est conçue, tel un sanctuaire pour exposer des artefacts hétéroclites, là un masque bariolé sculpté dans du bois par un artiste javanais, ici une poupée rituelle chinée en Papouasie-Nouvelle-Guinée, à côté une chaise taillée dans un tronc d’arbre par un ébéniste, plus loin des poupées balinaises figurant des êtres surnaturels ; on croirait feuilleter un album de philatélie grandeur nature. On prendra le temps d’en scruter tous les détails assis sur de confortables coussins orange, vert, rouge ou or.
Le second espace, plus sombre, appelle au repos et à la méditation. Il est entièrement carrelé de terre cuite de Salernes émaillée de noir mat contrastant avec la brillance vigoureuse des feuilles exotiques d’une monstera. Sous ce ciel végétal est placé un grand matelas anthracite où l’on s’allongera repu, nourri des beautés du monde.

Texte par Magali Guérin, directrice adjointe de la Villa Noailles.
Photos : Luc Bertrand, Valentin Le Cron, Lucas Djaou
Vidéo : Pour la Villa Noailles : DA: @jppm.fr – Captation et montage : @wendigostudio @sebastien_macher – Portrait : @emile_kirsch

Making off de la fabrication :

avec : @editionslucasdjaou, @luigi_priolo, @hmrtz, et @atelierchatersen

Top